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Un guide à l’intention
des témoins
Cette brochure est publiée par la
Community Legal Information Association of P.E.I. Inc., de concert avec
le Service d'aide aux victimes d'actes criminels et le Bureau du procureur
général
Pour obtenir des informations supplémentaires,
composez le 892-0853 ou le 1 (800) 240-9798
Un guide à l’intention des témoins
À titre de témoin, vous avez
une responsabilité importante. La déposition des témoins
est la principale source d’informations pour les tribunaux. Elle est la
base même des décisions juridiques affectant la vie des citoyennes
et citoyens de l’Île.
Vous pouvez être appelé à
témoigner lors d’une cause au civil ou d’un procès criminel.
La présente brochure vous explique vos droits et vos responsabilités
en tant que témoin, lors d’une action devant les tribunaux
criminels de l’Île-du-Prince-Édouard. Si vous êtes appelé
à témoigner lors d’une cause au civil, vous pouvez présenter
vos questions à l’avocat qui a pris contact avec vous.
Un procès a lieu lorsqu’une personne
a été accusée d’une infraction criminelle. Vous pouvez
être appelé à témoigner soit par le procureur
de la Couronne, qui est l’avocat représentant la Couronne au nom
de la collectivité, soit par l’avocat de la défense qui représente
l’accusé. Ou vous pouvez être convoqué par les deux
avocats. Lors de votre présence au tribunal, vous devez suivre les
instructions du juge qui préside la cour.
Qu’est-ce qu’une assignation à
comparaître?
Une assignation à comparaître
est une ordonnance du tribunal qui vous enjoint de vous présenter
devant le tribunal à une date et un lieu spécifiques pour
témoigner, soit pour la Couronne, soit pour la défense, ou
encore pour les deux. Vous pouvez choisir de montrer l’assignation à
comparaître à votre employeur, de manière à
obtenir un congé pour être présent au tribunal.
Si, en raison de circonstances très
graves, vous êtes dans l’incapacité de comparaître,
vous devriez communiquer immédiatement avec l’avocat qui vous a
cité à comparaître (soit le procureur de la Couronne,
soit l’avocat de la défense). Si vous n’obéissez pas à
une assignation à comparaître, un mandat d’arrêt pourra
être émis contre vous et/ou vous pourriez être accusé
d’outrage au tribunal, ce qui constitue une infraction criminelle. Si vous
êtes reconnu coupable d’outrage au tribunal, vous pourrez être
mis à l’amende ou devoir purger une peine d’emprisonnement.
Vous souhaiterez peut-être entrer
en contact avec le procureur de la Couronne ou l’avocat de la défense,
lorsque vous recevrez l’assignation à comparaître, dans le
but d’obtenir une entrevue pour vous préparer à votre présence
au tribunal. Il est également souhaitable de communiquer avec le
bureau du procureur de la Couronne ou celui de l’avocat de la défense
un jour ou deux avant la date de comparution, pour vous assurer que le
déroulement du procès suit l’horaire initial.
Si vous êtes assigné à
comparaître par le procureur de la Couronne et contacté par
la suite par l’avocat de la défense, ou vice versa, vous pouvez
parler à l’autre avocat, bien qu’aucune obligation légale
ne l’exige.
Si vous avez des interrogations, consultez
l’avocat qui vous a cité à comparaître. Également,
en tant que témoin, vous avez le droit de consulter un avocat indépendant,
bien qu’habituellement un témoin n’est pas représenté
par un avocat au tribunal.
De quelle façon dois-je me préparer
pour témoigner au tribunal?
Avant de vous présenter au tribunal
pour témoigner, accordez-vous quelques moments de tranquillité
pour penser à ce qui est arrivé. Tentez de vous souvenir
des détails tels que les conversations, les personnes présentes,
les dates, les heures, les couleurs, les distances, la vitesse et tout
autre fait pertinent. Si vous avez pris des notes au moment de l’événement,
vous aurez peut-être la permission de les avoir avec vous au tribunal.
Demandez à l’avocat responsable de la cause si cela est possible.
Si vous avez signé une déclaration pour les services de police
lors de leur enquête, vous pourrez obtenir la permission du procureur
de la Couronne de la consulter.
Que dois-je faire lorsque j’arrive au
tribunal?
Un ami ou un membre de votre famille peut
vous accompagner au tribunal si vous le désirez.
Assurez-vous au préalable de la
situation précise du palais de justice et prévoyez suffisamment
de temps pour vous trouver un endroit pour vous garer. À votre arrivée
au palais de justice, informez-vous de la salle d’audience où la
cause est entendue. Il est important que vous arriviez au moins 15 minutes
avant l’heure spécifiée sur l’assignation à comparaître.
L’avocat ayant demandé votre présence peut avoir quelques
questions à vous poser avant le début de l’audience.
Si vous êtes un témoin de
la Couronne, tentez de faire savoir au procureur de la Couronne que vous
êtes arrivé. Si vous êtes un témoin de la défense,
indiquez votre présence à l’avocat de la défense.
Entrez dans la salle d’audience juste avant
l’heure prévue du début de l’audience et asseyez-vous à
l’arrière dans la section réservée au public, jusqu’à
ce que votre nom soit appelé. Il est très courant que tous
les témoins se voient demander de quitter la salle d’audience jusqu’au
moment de leur témoignage.
Que m’arrivera-t-il au tribunal?
Lorsque ce sera votre tour de répondre
aux questions, votre nom sera appelé et vous serez invité
à vous rendre à la barre des témoins.
Lorsque vous prendrez la barre des témoins,
on vous demandera de dire votre nom et de jurer de dire la vérité.
La majorité des témoins jurent de dire la vérité
en plaçant leur main droite sur une Bible. Toutefois, si vous ne
souhaitez pas faire le serment chrétien habituel, la loi vous permet
d’affirmer solennellement la véracité de votre témoignage.
Si vous désirez affirmer solennellement votre témoignage,
dites-le au procureur de la Couronne ou à l’avocat de la défense,
quelques jours avant votre comparution.
Voici le serment le plus courant : «
Jurez-vous que la déposition que vous êtes sur le point de
faire devant la présente instance dans cette cause sera la vérité,
toute la vérité et rien d’autre que la vérité,
ainsi Dieu me soit en aide? ». Si vous désirez affirmer solennellement
votre témoignage, on vous posera une question similaire à
celle-ci : « Affirmez-vous solennellement que la déposition
que vous êtes sur le point de faire devant la présente instance
dans cette cause sera la vérité, toute la vérité
et rien d’autre que la vérité? ». Les réponses
courantes seraient « je le jure » ou « oui ».
Si l’on vous demande de donner votre adresse,
et que vous ne souhaitez pas le faire en public, dites-le au juge.
Les arguments du procureur de la Couronne
sont présentés en premier lieu. Si vous êtes un témoin
cité par la Couronne, vous serez d’abord interrogé par le
procureur de la Couronne. C’est ce que l’on appelle l’interrogatoire principal.
Lorsque le procureur de la Couronne n’a plus d’autres questions à
vous poser, l’avocat de la défense vous interrogera. C’est ce que
l’on nomme le contre-interrogatoire. La présentation des arguments
de la défense débute alors. Si vous avez été
cité à comparaître par la défense, vous serez
d’abord interrogé par l’avocat de la défense, puis le procureur
de la Couronne vous fera subir un contre-interrogatoire.
Pendant que vous êtes à la
barre des témoins, le juge pourra également vous poser des
questions en tout temps. On s’adresse aux juges de la cour provinciale
en utilisant les titres « votre Honneur », « Monsieur
le juge » ou « Madame la juge ». Si le procès
se déroule à la Cour suprême, adressez-vous au juge
en disant « votre Seigneurie », « Monsieur le juge »
ou « Madame la juge ».
Comment devrais-je me comporter au tribunal?
Levez-vous lorsque le juge entre dans la
salle d’audience ou la quitte.
Ne discutez pas de votre témoignage
avec les autres témoins. Si un jury est présent, ne parlez
pas aux jurés. Le faire pourrait engendrer un procès nul.
Vous avez probablement déjà discuté des éléments
de preuve avec le procureur de la Couronne ou l’avocat de la défense.
Devant le tribunal, votre rôle est de répondre à leurs
questions au mieux de votre souvenir.
Normalement, il n’y a pas d’habillement
particulier requis lors d’une comparution devant un tribunal; toutefois,
vous devriez porter des vêtements propres et soignés.
Parlez clairement et suffisamment fort
pour que toutes les personnes dans la salle d’audience puissent vous entendre
facilement. Il peut y avoir un microphone placé près de vous,
pour enregistrer votre déposition pour les archives judiciaires.
Il n’amplifie pas votre voix cependant.
Que dois-je garder à l’esprit
lorsque je réponds aux questions (mon témoignage) au tribunal?
Prenez votre temps lors de votre témoignage;
il n’y aucune raison de vous sentir sous pression. Il est tout à
fait normal et humain d’être nerveux puisqu’il s’agit d’une situation
inhabituelle.
Si vous ne comprenez pas une question,
n’ayez pas peur de le dire. Demandez que la question soit répétée
ou formulée autrement.
Soyez aussi clair que possible lors de
votre déposition. Évitez d’utiliser des expressions telles
que « je pense » ou « je suppose », car elles peuvent
porter à confusion. Si vous êtes certain que quelque chose
s’est produit, exprimez-le clairement. Par contre, si vous ne connaissez
pas la réponse à une question, dites-le. Le témoignage
d’un témoin qui semble franc et sincère peut avoir beaucoup
plus de valeur que le témoignage d’une personne qui semble être
biaisée, hésitante ou évasive.
Ne parlez pas inutilement, demeurez concis.
Répondez aux questions posées, puis arrêtez-vous. Le
juge et les jurés ne s’intéressent qu’aux faits. En conséquence,
n’exprimez pas d’opinions ou ne tirez pas de conclusions, à moins
qu’on ne vous le demande spécifiquement.
Donnez toujours vos réponses de
vive voix, telles qu’elles sont notées par le sténographe
judiciaire. Ne faites pas uniquement un mouvement de la tête pour
indiquer un « oui » ou un « non ».
Si vous vous sentez bouleversé pendant
votre témoignage, vous pouvez demander quelques instants au juge
pour reprendre le contrôle de vos émotions.
Soyez toujours courtois, même si
l’avocat qui vous interroge vous semble agressif, particulièrement
lors du contre-interrogatoire. Rappelez-vous que le juge est là
pour empêcher toute personne de vous harceler.
Si, de bonne foi, vous faites une erreur
lors de votre déposition, dites-le aussitôt que possible au
procureur de la Couronne ou à l’avocat de la défense, pour
que l’erreur soit corrigée.
Suis-je obligé de répondre
à toutes les questions qui me sont posées?
Normalement, oui. Toutefois, si la réponse
à une question spécifique vous mettrait dans l’embarras,
et qu’elle ne semble pas pertinente à la cause, vous pouvez demander
au juge si vous devez répondre. Si le juge décide que la
question est pertinente, vous devrez répondre la vérité.
Vous pouvez refuser de répondre
à une question en vertu du fait que la réponse pourrait signifier
que vous seriez reconnu coupable d’un acte criminel. La Charte canadienne
des droits et libertés spécifie qu’un témoin a
le droit que des éléments de preuve ayant un effet auto-incriminant,
ne soit pas utilisés contre elle ou lui dans toute autre procédure.
Ceci s’applique à toutes les situations sauf celles impliquant une
poursuite pour parjure ou la présentation de témoignages
contradictoires.
Si c’est votre cas, vous souhaiterez
probablement consulter votre propre avocat pour obtenir des conseils juridiques
indépendants avant de vous présenter devant le tribunal.
Combien de temps dois-je passer au tribunal?
Après votre témoignage, vous
devez demeurer dans le palais de justice, jusqu’à ce que le juge
vous excuse ou jusqu’à ce que l’audition de la cause soit terminée
pour la journée. Si vous devez partir après la fin de votre
témoignage, demandez au juge la permission de quitter le palais
de justice.
Étant donné que les procédures
du tribunal peuvent être très complexes, il n’y a pas de façon
de déterminer la durée de chaque cause. Il est possible que
deviez attendre. Un livre ou une quelconque activité silencieuse
pourra vous aider à faire passer le temps, pendant que la cour ne
siège pas ou pendant que vous attendez à l’extérieur
de la salle d’audience. Parfois, le juge demandera s’il est nécessaire
de retenir un témoin suite à sa déposition. Si la
réponse est négative, tant de la part du procureur de la
Couronne que de celle de l’avocat de la défense, vous pourrez alors
quitter les lieux.
Soyez prêt à prendre un repas
et à retourner ensuite au palais de justice, au cas où le
procès se poursuivrait après l’heure du dîner.
Qu’arrive-t-il si quelqu’un tente de
m’influencer pour que je retire mon accusation ou que je change mon témoignage?
Avertissez les services de police immédiatement.
Il est illégal pour toute personne de vous harceler ou de tenter
de vous influencer. Si cela se produit, une accusation d’entrave à
la justice peut être portée contre la personne qui entre en
contact avec vous.
Que faire s’il y a un délai ou
un ajournement?
S’il y a un délai ou un ajournement,
le juge déterminera habituellement une nouvelle date et une nouvelle
heure. Vous recevrez peut-être une autre assignation à comparaître,
mais ce n’est pas obligatoire et l’assignation originalement signifiée
sera toujours en vigueur pour la nouvelle date.
Y a-t-il des services de garderie au
palais de justice?
Non. Prenez des dispositions pour que quelqu’un
s’occupe de vos enfants pendant que vous êtes au tribunal.
Serai-je payé pour témoigner?
Les témoins assignés à
comparaître par la Couronne pourront recevoir une indemnité
forfaitaire quotidienne, auquel s’ajoutera des frais de déplacement
s’ils viennent de l’extérieur. En plus de l’indemnité forfaitaire
quotidienne, les témoins venant de l’extérieur de la province
pourront recevoir une compensation de leurs dépenses de déplacement,
d’hébergement et de nourriture. Des frais plus élevés
sont payés aux témoins experts.
Les policiers remplissent les formulaires
d’indemnisation de témoins pour les témoins de la Couronne,
spécifiant les indemnités quotidiennes et toutes les dépenses
éligibles. Ces formulaires sont traités par le Bureau du
procureur général ou par les services de police, et le paiement
est obtenu immédiatement ou par un chèque expédié
par la poste. Il est important que les policiers aient votre adresse postale
exacte. Vérifiez les procédures concernant les indemnités
de témoins avec l’agent de police présent au tribunal. À
l’occasion, des témoins sont payés à l’avance lorsqu’on
leur signifie une assignation à comparaître.
Contrairement aux témoins de la
Couronne, les policiers ne s’occupent pas de traiter les indemnités
pour les témoins de la défense. En pratique, un témoin
de la défense se voit simplement demandé de témoigner
et ne recevra peut-être pas d’assignation à comparaître.
Une telle personne ne demande habituellement pas d’indemnité. Cependant,
si vous êtes un témoin pour la défense et que vous
estimez que vous devriez être payé pour votre temps, discutez-en
avec l’avocat de la défense.
Qu’arrivera-t-il à l’accusé?
S’il est reconnu non coupable, l’accusé
sera libre. S’il est reconnu coupable, l’accusé pourra être
mis à l’amende, devoir purger une peine d’emprisonnement, mis en
liberté surveillée et/ou recevoir un ordre de restitution
(i.e. rembourser au moins une partie des pertes de la victime).
GLOSSAIRE
Assignation à comparaître
– Un document juridique qui indique à une personne qu’il ou elle
doit se présenter au tribunal à titre de témoin, à
une date et un lieu donnés.
Avocat de la défense – L’avocat
qui représente les intérêts de la personne accusée
de l’infraction.
Contre-interrogatoire – L’interrogation
d’un témoin par l’avocat adverse. Le but est de clarifier ou mettre
en doute le témoignage déjà donné lors de l’interrogatoire
principal.
Cour provinciale – Le tribunal où
toutes les accusations en vertu du Code criminel sont d’abord présentées
à un juge. Il s’agit également du tribunal qui instruit les
poursuites sommaires, les enquêtes préliminaires, et les infractions
par voie de mise en accusation lorsque l’accusé choisi d’être
jugé par un juge d’une cour provinciale.
Cour suprême – Le tribunal
où les infractions par voie de mise en accusation sont jugées,
lorsque l’accusé choisi un procès devant un juge de la Cour
suprême ou un procès devant un juge de la Cour suprême
et un jury. C’est également le tribunal où les infractions
les plus graves sont automatiquement jugées. La Section d’appel
de la Cour suprême entend les appels sur les décisions de
la cour provinciale et sur celles de la Section de première instance
de la Cour suprême.
Défendeur (appelé
également l’accusé ou le prévenu) – La personne
au tribunal qui est accusée de l’infraction.
Doute raisonnable – Un niveau de
doute qui inciterait une personne raisonnable à hésiter avant
de croire qu’une personne est coupable d’une infraction. Avant qu’une personne
accusée puisse être condamnée, le procureur de la Couronne
doit prouver que la personne est coupable « hors de tout doute raisonnable
». L’accusé(e) n’a pas besoin de prouver qu’il ou elle est
innocent(e).
Enquête préliminaire
– Une audience servant à déterminer si une accusation portée
en rapport avec une infraction par voie de mise en accusation ira jusqu’à
un procès.
Infractions (par déclaration
sommaire de culpabilité, par voie de mise en accusation, et mixte)
– Les infractions au Code criminel du Canada se divisent en trois types
principaux, selon le degré de gravité de l’infraction et
la procédure utilisée :
1) Les infractions par déclaration
sommaire de culpabilité seront jugées par une cour provinciale
(par exemple, causer du désordre).
2) Les infractions par voie de mise en
accusation peuvent être jugées soit par une cour provinciale
ou par la Cour suprême, avec ou sans jury – dans la plupart des cas,
le choix revient à l’accusé (par exemple, un vol qualifié).
3) Les infractions mixtes peuvent être
jugées en tant qu’infractions par déclaration sommaire de
culpabilité ou par voie de mise en accusation, au choix du procureur
de la Couronne (par exemple, la conduite dangereuse).
Irrognteatoire principal –
L’interrogatoire initial d’un témoin par l’avocat ayant assigné
le témoin. Le but est de présenter des preuves soutenant
la version des faits proposée par l’avocat.
Jury – Un groupe de personnes de
la collectivité, dont le but au tribunal est de déterminer
si l’accusé est coupable de l’infraction.
Outrage au tribunal – Toute forme
de mauvaise conduite qui présente un manque de respect pour le tribunal,
par exemple, désobéir à une ordonnance du tribunal,
ou insulter le juge ou tout autre fonctionnaire de la cour.
Preuve – Des témoignages
ou des objets présentés devant le tribunal, dans le but de
prouver ou discréditer un élément ayant trait à
l’accusation.
Procès – Une audience d’un
tribunal au cours de laquelle un juge, ou un juge et un jury, entendent
la preuve et décident en fonction de cette preuve de la culpabilité
d’une personne accusée.
Procureur de la Couronne – L’avocat
qui représente la Couronne et qui présente les arguments
soutenant l’accusation portée contre l’accusé.
Sursis de l'instance – Le droit,
pour le procureur général de la Province, représenté
par le procureur de la Couronne, de suspendre temporairement la poursuite
lorsque les circonstances le justifient. Le procureur général
peut décider ultérieurement de reprendre les procédures
à l’intérieur d’un délai de six mois, lorsqu’il s’agit
d’une infraction par déclaration sommaire de culpabilité,
ou d’un an dans le cas d’une infraction par voie de mise en accusation.
Le procureur de la Couronne peut également porter une nouvelle accusation.
Témoignage – Éléments
de preuve donnés de vive voix sous serment, par un témoin
durant un procès.
Témoin – Une personne qui
amène des éléments de preuve par son témoignage
devant le tribunal.
Voir-dire – Un « procès
dans un procès », sans la présence du jury, où
le juge décide si un élément de preuve en particulier
sera admis.
Si vous avez des questions, n’hésitez
pas à les poser aux fonctionnaires de la cour pour obtenir de l’information.
Ils sont là pour vous aider.
Si vous êtes la victime d’un acte
criminel et que vous allez comparaître à titre de témoin
de la Couronne, vous souhaiterez peut-être communiquer avec le Service
d'aide aux victimes d'actes criminels au numéro 368-4582 ou au 888-8217,
pour obtenir de l’information et de l’aide.
Des exemplaires supplémentaires
de la présente brochure peuvent être obtenus en communiquant
avec le palais de justice le plus près de vous :
Court House (Palais de justice)
Alberton, Î.-P.-É.
(902) 853-8621
Sir Louis Henry Davies
Law Courts (Palais de justice)
Charlottetown, Î.-P.-É.
(902) 368-6000
Court House (Palais de justice)
Georgetown, Î.-P.-É.
(902) 652-8990
Provincial Court (Cour provinciale)
Souris, Î.-P.-É.
(902) 687-7000 ou (687-7075 lundi et jeudi
seulement)
Law Court Building (Palais de justice)
Summerside, Î.-P.-É.
(902) 888-8125
ou communiquez avec la :
Community Legal Information Association
Suite 158, premier étage, édifice
Sullivan
16, rue Fitzroy, Charlottetown
Casier postal 1207, Charlottetown, Î.-P.-É.
C1A 7M8
Téléphone : 892-0853 ou
sans frais 1 (800) 240-9798.
La présente brochure a été
préparée et publiée par la Community Legal Information
Association of Prince Edward Island Inc.(CLIA), dans un but d’information
et d’éducation uniquement. Elle contient des informations générales
concernant un aspect de la loi, soit le fait d’être un témoin
dans un tribunal criminel. Elle ne présente pas un exposé
complet de la loi dans ce domaine.
Si vous avez un problème juridique,
vous avez besoin de conseils juridiques que la présente brochure
ne peut vous fournir. Pour obtenir des conseils juridiques, communiquez
avec un avocat. Si vous ne connaissez pas d’avocat, vous pouvez en rencontrer
un par le biais du Service de référence aux avocats, au 1
(800) 240-9798 ou au 892-0853. Vous recevrez le nom de deux avocats,
et une entrevue d’une demi-heure avec l’un d’eux vous coûtera 10
$, plus les taxes.
En raison des modifications pouvant
être apportées à la loi et aux procédures du
tribunal, l’information de la présente brochure peut devenir périmée.
L’organisme Community Legal Information
Association of PEI Inc. (CLIA) est une œuvre de charité subventionnée
par le ministère de la Justice Canada, le service des Affaires communautaires
et Procureur général de l'Î.-P.-É., la Law Foundation
of PEI, ainsi que par d’autres sources de financement. L’association CLIA
fournit aux citoyen(ne)s de l'Î.-P.-É. des informations utiles
et compréhensibles concernant les lois et le système judiciaire
de l'Î.-P.-É. Vous pouvez soutenir le travail de l’Association
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Numéro d’enregistrement d’organisme
de bienfaisance : 118870757RR0001
Publié par le Comité des
publications, CLIA
ISBN 1-894267-25-7
Janvier 2001
© 2000, Community Legal
Information Association of PEI, Inc.

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