|
Détermination de
la peine
La présente brochure est publiée
par la Community Legal Information Association of P.E.I., Inc. Téléphone
: 892-0853 ou sans frais 1 (800) 240-9798
Cette brochure vous fournit certaines
informations concernant la détermination de la peine par un tribunal
criminel. Si vous êtes accusé d’une infraction criminelle,
consultez un avocat dès que possible. Si vous êtes dans
l’incapacité de payer un avocat de la pratique privée, communiquez
avec l’aide juridique pour déterminer si vous êtes éligible
à recevoir les services de l’un de leurs avocats. L’une des informations
qui vous sera donnée par un avocat est la peine que vous êtes
susceptible de devoir purger, si vous plaidez coupable à une infraction
ou êtes reconnu coupable d’une infraction lors d’un procès
devant un tribunal criminel.
À la fin de la présente brochure,
nous vous indiquons de quelle manière vous pouvez obtenir plus d’informations.
Termes juridiques employés dans
cette brochure
Agent de probation – un fonctionnaire
de la cour qui prépare les rapports présentenciels, pour
aider le juge à déterminer la peine et qui supervise les
personnes mises en probation par le tribunal.
Code criminel – une loi fédérale
définissant la plupart des infractions criminelles au Canada. Elle
précise également les peines (ou punitions) et les procédures
servant à traiter les personnes accusées d’avoir commis une
infraction. Infraction est un autre mot signifiant acte criminel.
Infraction par voie de mise en accusation
– une infraction plus grave. Les peines pour les infractions par voie
de mise en accusation sont plus sévères que celles pour les
infractions par déclaration sommaire de culpabilité. Le déroulement
du procès est également différent.
Infraction par déclaration sommaire
de culpabilité – une infraction moins grave, punissable habituellement,
mais pas dans tous les cas, d’une amende maximale de 2000 $ et/ou d’une
peine maximale d’emprisonnement de six mois.
Procureur de la Couronne – l’avocat
qui présente les arguments contre vous si vous êtes accusé
d’avoir commis une infraction. Les infractions criminelles sont poursuivies
par le Bureau du procureur général (qu’on appelle la «
Couronne »), une branche du gouvernement.
Q. Qu’est que la détermination
de la peine?
Si vous plaidez coupable ou êtes
reconnu coupable d’une infraction criminelle, le juge décidera de
la sanction que vous recevrez. C’est ce que l’on nomme la détermination
de la peine.
Q. Quelles sont les lignes directrices
utilisées par le juge?
-
Les buts de la détermination de la
peine sont de protéger la collectivité, de punir le comportement
de façon à dissuader les futurs contrevenants et de réinsérer
le contrevenant en question. Donc, le juge considère plusieurs facteurs
avant de déterminer la peine que vous recevrez, incluant :
-
Le type d’infraction et sa gravité.
Le Code criminel prévoit habituellement une peine maximale
pour chaque infraction. Pour certaines infractions, telles que la conduite
en état d’ébriété, le Code criminel
prévoit des peines minimales pouvant être imposées
lorsque la Couronne le demande.
-
Les circonstances entourant l’infraction.
La façon dont vous avez commis l’infraction : l’aviez-vous planifiée?
Avez-vous utilisé la force ou une arme? Et le degré auquel
vous étiez impliqué (lorsque d’autres personnes étaient
également en cause)?
-
Votre casier judiciaire (s’il y a lieu).
-
Votre âge, vos antécédents
familiaux, vos problèmes de santé, votre éducation
et vos antécédents professionnels.
-
Votre attitude face à l’infraction.
Par exemple, avez-vous des regrets? Vous souciez-vous de la victime?
-
Le nombre d’infractions similaires commises
dans votre région.
-
Les peines ayant été imposées
pour des infractions similaires.
-
Tout rapport présentenciel ou
de l’agent de probation.
-
Une déclaration de la victime,
si elle a été déposée au tribunal.
Q. Quand serez-vous condamné?
Pour les infractions moins graves, le
juge déterminera la peine au moment où vous plaidez coupable
ou êtes reconnu coupable. Dans le cas d’infractions plus graves,
le juge
décidera d’une date pour la détermination
de la peine et demandera un rapport présentenciel. Si vous étiez
déjà en détention avant votre procès, le juge
décidera de l’opportunité ou non, de vous garder en détention
jusqu’à l’audience de détermination de la peine. Le juge
peut également vous mettre en détention si nécessaire,
après que vous ayez été reconnu coupable et alors
que vous attendez la détermination de votre peine.
Le rapport présentenciel est préparé
par l’agent de probation. Il contient des informations à propos
de votre personnalité, votre éducation, vos antécédents
familiaux et professionnels, votre attitude, etc. Le juge, le procureur
de la Couronne et votre avocat reçoivent un exemplaire du rapport.
Si vous n’avez pas d’avocat, vous devriez obtenir un exemplaire du rapport.
Assurez-vous de lire soigneusement ce rapport. Si vous êtes en désaccord
avec les renseignements qui y sont contenus, vous devriez le mentionner
à votre avocat ou au juge.
Q. Que se passe-t-il à
l’audience de détermination de la peine?
À l’audience, le procureur de la
Couronne informe le juge concernant les éléments suivants
:
-
l’infraction
-
la façon dont elle a été
commise
-
l’étendue des dommages et/ou
des biens volés
-
votre implication et
-
votre casier judiciaire.
L’avocat de la Couronne peut émettre
une suggestion concernant la peine que vous devriez recevoir et peut faire
référence à des commentaires du rapport présentenciel
ou de la déclaration de la victime, si celle-ci a été
déposée.
Vous ou votre avocat avez la possibilité
de parler à la suite du procureur de la Couronne. Vous pouvez appeler
des témoins de moralité qui apporteront des témoignages
concernant votre caractère, bien que ce soit une pratique inhabituelle.
Vous et votre avocat pouvez également suggérer une peine.
Si vous ne disposez pas d’un avocat, une autre personne telle qu’un ami,
un membre de votre parenté ou un membre du clergé, peut prendre
la parole en votre faveur lors de l’audience de détermination de
la peine.
C’est que l’on nomme « plaider en
matière de sentence ».
Q. Que devrais-je dire lorsque
je plaide en matière de sentence?
Il y a trois sujets principaux que vous
ou votre avocat devriez passer en revue.
1. Vos antécédents
Le juge veut mieux vous connaître, et souhaite constater que vous
êtes sincère quant à votre propre description. Le juge
a entendu des centaines d’histoires et d’excuses, et ne se laissera pas
berner.
Soulignez les caractéristiques qui
vous sont particulières, les bonnes et les mauvaises. Par exemple,
si vous avez été reconnu coupable de conduite en état
d’ivresse et que vous suivez un traitement ayant pour but de vous aidez
à arrêter de boire, dites-le au juge. Les aspects à
mentionner sont :
-
votre âge
-
le lieu de votre résidence
-
le fait d’avoir des enfants, et leur
âge
-
le fait que d’autres membres de votre
famille soient à votre charge, tels que vos parents
-
le fait que vous souffriez de problèmes
de santé
-
votre niveau de scolarité
-
votre expérience de travail
-
votre implication dans la communauté
(par exemple, faites-vous du bénévolat ou êtes-vous
membre d’un club ou d’une église?)
-
votre statut professionnel actuel
2. Votre casier judiciaire
Dans la plupart des cas, le procureur de la Couronne informera le juge
du fait que vous avez ou non un casier judiciaire. Écoutez attentivement
lorsque votre casier judiciaire sera présenté, de telle sorte
que vous puissiez corriger les erreurs s’il y a lieu.
Vous souhaiterez peut-être donner
des informations concernant votre casier judiciaire. Par exemple, si votre
casier judiciaire date de cinq ans et que vous n’avez pas été
condamné pour d’autres infractions depuis, vous devriez le mentionner
au juge. Si vos condamnations antérieures concernent des infractions
n’ayant aucun rapport à l’infraction actuelle, vous devriez le dire
au juge. Par exemple, si votre condamnation actuelle se rapporte à
un vol à l’étalage alors que la précédente
concernait la possession de drogues.
3. Les circonstances de l’infraction
Le procureur de la Couronne précisera au juge le déroulement
de l’infraction. Vous voudrez peut-être expliquer certains aspects
tels que :
-
le fait que vous aviez ou non des difficultés
personnelles ou financières
-
le fait que vous ayez ou non commis
l’infraction par la force des choses (parce que vous n’aviez pas d’argent
pour acheter de la nourriture, par exemple)
-
le fait que vous ayez joué ou
non un rôle mineur dans l’infraction (si d’autres personnes étaient
impliquées)
-
le fait que vous étiez ou non
ivre ou sous l’emprise de la drogue
-
le fait que les actions de la victime
étaient ou non répréhensibles d’une quelconque façon
(par exemple, si vous vous êtes battu parce que vous aviez été
provoqué)
-
le fait que vous vous repentiez ou non
d’avoir commis l’infraction
-
le fait que vous ayez coopéré
ou non avec les services de police
-
le fait que vous ayez tenté ou
non d’aider la victime ou de rembourser ses pertes
-
le fait que vous ayez encouru ou non
des pertes quelconques en raison de l’infraction (telles que d’avoir perdu
votre emploi)
Vous avez également le droit
de contester les circonstances telles que présentées par
la Couronne, si vous êtes en désaccord. Même si vous
avez plaidé coupable et que vous avez admis avoir commis l’infraction,
vous avez le droit de contester la version des faits présentée
par le procureur de la Couronne.
Q. Comment devrais-je me comporter
au tribunal?
Lorsque vous irez au tribunal, soyez habillé
proprement et avec soin. Ceci démontre que vous manifestez du respect
envers le tribunal.
Lors de votre présence au tribunal
:
-
soyez poli
-
soyez honnête
-
adressez-vous au juge en disant «
votre Honneur » en cour provinciale, « votre Seigneurie »
à la Cour suprême
-
réfléchissez soigneusement
avant de répondre aux questions
-
parlez clairement, de telle sorte que
le juge entende et comprenne bien vos paroles.
Q. Quels sont les types de peines?
1. Absolutions inconditionnelle
et sous conditions
Une absolution signifie que vous avez
été reconnu coupable, mais que plutôt que d’inscrire
en bonne et due forme une déclaration de culpabilité, le
juge vous libère. Le résultat d’une absolution est que vous
avez été reconnu coupable, mais non condamné. Si vous
recevez une absolution et qu’un employeur potentiel vous demande si vous
avez déjà été condamné ou si vous avez
un casier judiciaire, vous pouvez répondre « non ».
Si vous recevez une absolution inconditionnelle,
vous n’aurez pas à purger une peine.
Si vous obtenez une absolution sous conditions,
le juge détermine les conditions que vous devrez satisfaire. Ces
conditions pourraient être de faire des travaux communautaires ou
de payer un dédommagement. Si vous ne respectez pas les conditions,
l’absolution sous conditions peut être effacée et le juge
pourra imposer une peine différente. Vous aurez alors un casier
judiciaire.
Le juge ne peut vous donner une absolution
que lorsque :
-
l’infraction pour laquelle vous avez
été accusé n’a pas de peine minimale et n’est pas
dotée d’une peine de quatorze ans d’emprisonnement ou à perpétuité;
-
le juge est convaincu qu’une absolution
est à votre avantage; et
-
qu’elle ne va pas à l’encontre
de l’intérêt public.
2. Condamnation avec sursis
et probation
Un juge peut différer ou «
suspendre » une peine et vous mettre plutôt en probation (ou
liberté surveillée) pour une période pouvant aller
jusqu’à trois ans. Certaines conditions sont stipulées dans
une ordonnance de probation. Si vous respectez ces conditions, vous n’aurez
aucune autre peine à purger. Si vous ne respectez pas les conditions,
vous pourriez être ramené devant le tribunal et accusé
de manquement aux conditions de la probation. Le juge peut vous condamner
en rapport avec l’infraction initiale et vous donner une condamnation supplémentaire
pour avoir manqué aux conditions de l’ordonnance de probation.
Un juge peut également vous mettre
en probation en plus d’une autre condamnation, telle qu’une peine d’emprisonnement
ou une amende.
-
Si vous êtes mis en probation, vous
devez évitez de vous attirer des ennuis. La première condition
de toute ordonnance de probation est : « De ne pas troubler l’ordre
public et d’avoir une bonne conduite ». De plus, l’ordonnance de
probation pourra exiger :
-
que vous vous rapportiez régulièrement
à votre agent de probation
-
que vous receviez le traitement et le
counselling recommandés par votre agent de probation
-
que vous vous absteniez de consommer
des boissons alcooliques ou des drogues illégales
-
que vous remboursiez les dommages que
vous avez causés à la victime (on parle alors de restitution
ou dédommagement)
-
que vous fassiez des travaux communautaires
(ou du service communautaire)
-
que vous demeuriez dans une région
précise ou que vous vous teniez éloigné d’un endroit
en particulier
-
que vous n’approchiez pas des gens avec
qui vous avez eu des ennuis
-
que vous alliez en classe (si vous êtes
aux études)
Lorsque vous êtes en probation,
vous devez habituellement vous rapporter à l’agent de probation,
qui s’assure que vous respectez bien les conditions de l’ordonnance de
probation.
3. Amende
Dans le cas de la plupart des infractions,
vous êtes susceptible de payer une amende seulement ou d’avoir une
amende accompagnée d’une autre peine, telle qu’une probation ou
une peine d’emprisonnement.
Généralement, le juge prendra
en considération votre capacité de payer une amende et vous
accordera du temps pour le faire. Il existe également un programme
de solutions de rechange à l'amende, par le biais duquel vous
pourrez peut-être accomplir des travaux communautaires plutôt
que de payer votre amende. Pour obtenir plus d’informations ou pour vous
inscrire à ce programme, vous pouvez communiquer avec tout bureau
de probation.
Les lois fédérales et provinciales
exigent que les personnes condamnées pour une infraction paient
une majoration appelée une suramende compensatoire. Cette
majoration servira à fournir des services aux victimes. Pour une
infraction par déclaration sommaire de culpabilité, la suramende
compensatoire minimale en vertu de la loi fédérale est de
50 $ (pour une infraction par voie de mise en accusation, la suramende
minimale est de 100 $). La suramende compensatoire provinciale s’élève
toujours à 10 $, sur toute amende payée en vertu d’une loi
provinciale. Le juge peut supprimer ces suramendes en raison de difficultés
financières.
4. Emprisonnement
Une peine d’emprisonnement signifie que
vous devez purger votre peine en détention. Les peines de deux ans
ou plus sont purgées dans un pénitencier fédéral.
Les peines jusqu’à concurrence de deux ans moins un jour sont purgées
dans une prison provinciale. Il n’y a pas de pénitencier fédéral
sur l'Î.-P.-É., donc les peines de deux ans et plus doivent
être purgées dans un pénitencier situé dans
une autre province.
Peines consécutive, concurrente
et discontinue
Si vous êtes reconnu coupable de
plus d’une infraction et que vous recevez une peine de prison pour chacune
d’entre elles, le juge déterminera si vous devrez purger les peines
en même temps (concurremment) ou l’une après l’autre (consécutivement).
La règle générale
est que vous serez condamné à des peines concurrentes lorsque
les infractions ont été commises en même temps et qu’elles
étaient reliées l’une à l’autre; autrement, vous devrez
purger des peines consécutives. Toutefois, la décision en
revient au juge.
Si vous êtes condamné à
une peine de 90 jours ou moins, le juge peut vous imposer une peine discontinue.
Ceci signifie que vous pouvez purger votre peine par intervalle, par exemple
pendant les fins de semaine. Le juge vous mettra en probation jusqu’à
ce que vous ayez purgé entièrement votre peine. Une condition
de probation habituellement imposée lors d’une peine discontinue
est de ne pas être sous l’effet de l’alcool ou de drogues illégales,
pendant que vous purgez votre peine au centre correctionnel.
Comme pour toutes les peines, le juge prend
en considération votre âge et votre caractère, l’infraction
et les circonstances entourant l’infraction, avant d’en arriver à
son jugement. De plus, le juge considère les points suivants :
-
le fait que vous perdrez ou non votre
emploi dans l’éventualité où vous devriez purger une
peine continue;
-
le fait que vous soyez ou non aux études,
ou dans un programme de formation qu’il serait préférable
de ne pas interrompre;
-
le fait que ce sera bénéfique
ou non pour votre réadaptation; et
-
le fait que cela vous donnera ou non
la possibilité, à vous et votre famille, d’éviter
des difficultés financières.
Certains juges n’accordent pas de peines
discontinues pour certaines infractions spécifiques, à moins
que des circonstances exceptionnelles ne le justifient. Si vous avez reçu
une autre peine d’emprisonnement alors que vous purgiez déjà
une peine discontinue, votre peine discontinue devient une peine continue,
à moins que le tribunal n’ordonne une autre façon d’agir.
Condamnation conditionnelle
Si vous êtes condamné à
une période de détention d’une durée égale
ou inférieure à deux ans moins un jour, vous pouvez demander
au juge de purger votre peine au sein de la collectivité en fonction
de conditions strictes.
Q. Puis-je faire appel d’une condamnation?
Oui, dans la plupart des cas, vous pouvez
faire appel d’une condamnation. Vous souhaiterez peut-être faire
appel si vous pensez que la peine est trop sévère. La Couronne
peut faire appel si elle croit que la peine n’est pas suffisamment lourde.
Vous disposez de 30 jours à partir du moment où le juge vous
condamne pour interjeter appel. Vous devriez consulter un avocat avant
de décider de faire appel, de telle sorte que les procédures
et les conséquences d’un appel vous soient expliquées.
Lors d’un appel, le tribunal pourra confirmer
la peine, l’accroître ou la diminuer.
Q. Si je plaide non coupable,
est-ce que je recevrai une peine plus sévère?
La loi stipule que vous êtes innocent
jusqu’à preuve du contraire. Cependant, un plaidoyer de culpabilité
est un facteur que le juge pourra prendre en considération lors
de la détermination de la peine. Un plaidoyer de culpabilité
indique au juge que vous avez accepté d’assumer la responsabilité
de vos actions. Le juge pourra également considérer les économies
réalisées par le tribunal, la victime et les autres témoins,
lorsqu’un procès n’est pas nécessaire.
Q. Est-ce que j’aurai un casier
judiciaire?
Vous aurez un casier judiciaire si vous
êtes reconnu coupable d’avoir enfreint une loi criminelle fédérale,
telle que le Code criminel ou la Loi réglementant
certaines drogues et autres substances. Par exemple, les infractions
telles que le vol, la conduite en état d’ivresse, ou la possession
de drogue, amènent la création d’un casier judiciaire. Si
vous recevez une absolution inconditionnelle ou sous conditions,
aucun agent gouvernemental ne peut divulguer votre casier judiciaire sans
la permission du ministre fédéral de la justice, dans la
mesure où s’est écoulée une période d’un
an depuis votre absolution inconditionnelle ou de trois ans depuis
votre absolution sous conditions.
Si vous avez un casier judiciaire, mais
que vous ne commettez pas d’infractions pendant une période de plusieurs
années, vous pouvez faire la demande d’une réhabilitation.
La durée de la période pendant laquelle vous devrez attendre
avant d’avoir une réhabilitation varie en fonction de l’accusation
pour laquelle vous avez été reconnu coupable. Si vous êtes
réhabilité, votre casier judiciaire sera mis sous scellés
et les organismes fédéraux tels que la G.R.C. ne pourront
en divulguer des éléments. Une réhabilitation n’est
pas nécessaire pour radier le casier judiciaire d’une absolution
inconditionnelle ou sous conditions.
Si vous êtes reconnu coupable d’avoir
enfreint une loi provinciale, telle que la Highway Traffic Act,
vous n’aurez pas de casier judiciaire. Les excès de vitesse, le
fait d’avoir des contenants de boisson alcoolisée ouverts en public,
la conduite alors que votre permis était suspendu, ou la chasse
sans permis, sont des exemples de telles infractions.
Q. Comment faire pour trouver
un avocat?
Vous pouvez regarder dans les pages jaunes
du Bottin téléphonique. Des noms, tant d’avocats que de cabinets,
seront répertoriés par ordre alphabétique sous la
rubrique « Lawyers ». Une autre façon de trouver un
avocat serait de consulter le Service de référence aux
avocats, géré par la Community Legal Information Association
(CLIA). Si vous faites appel à ce service, vous recevrez le nom
de deux avocats s’occupant de causes criminelles. Vous pourrez obtenir
une consultation d’une demi-heure avec l’un ou l’autre de ces avocats.
Le coût sera de 10,00 $, plus les taxes. Au cours de cette demi-heure,
l’avocat vous indiquera les services juridiques dont vous aurez peut-être
besoin et vous donnera une estimation des coûts qui s’y rattachent.
Vous pouvez communiquer avec le Service de référence
aux avocats en composant le 892-0853 ou sans frais le 1 (800) 240-9798.
L’Île-du-Prince-Édouard Prince
dispose de bureaux d’Aide juridique à Charlottetown (téléphone
368-6043) et à Summerside (téléphone 888-8219).
Q. Où puis-je obtenir des
informations supplémentaires?
La Community Legal Information Association
of PEI, Inc. (CLIA) publient des brochures sur d’autres aspects du droit
criminel, telles que : Un guide à l’intention
des témoins; Les agressions et la loi, un guide à
l'intention des femmes; You and Your Lawyer; Drinking,
Driving and the Law; et Agression sexuelle.
La CLIA fournit de l’information concernant
la loi par le biais d’une ligne d’information sans frais, de brochures,
de dépliants et d’ateliers. Téléphone 892-0853
ou 1 (800) 240-9798, sans frais sur l’Île-du-Prince-Édouard.
Pour recevoir des informations sur comment
obtenir une réhabilitation, vous pouvez également communiquer
avec le bureau de l'Î.-P.-É. du Service correctionnel du
Canada (566-7177), avec tout bureau de probation de l'Î.-P.-É.,
ou avec le bureau de la région atlantique de la Commission nationale
des libérations conditionnelles : Moncton 1 (800) 265-8644 ou 8744.
La présente brochure présente
des informations juridiques d’ordre général. Si vous avez
un problème juridique spécifique, consultez un avocat.
Nous tentons d’assurer l’exactitude
de notre documentation et de la conserver à jour du point de vue
juridique. Cependant, les lois sont modifiées. Vous pouvez vérifier
s’il y a eu des changements aux lois mentionnées dans cette brochure
auprès d’un avocat, du Bureau du procureur général
ou de la Community Legal Information Association of PEI, Inc.
La Community Legal Information Association
of Prince Edward Island Inc. (CLIA) est un organisme sans but lucratif
qui fournit information et éducation au public, concernant la loi.
La CLIA reçoit des subventions de Justice Canada, de la province
de l’Île-du-Prince-Édouard et de la PEI Law Foundation.
L’adresse de la CLIA est : C.P. 1207,
Charlottetown, PEI C1A 7M8. Téléphone 892-0853 ou sans
frais 1 (800) 240-9798.
Numéro d’enregistrement d’organisme
de bienfaisance : 118870757RR001
Nous aimerions remercier la Legal Information
Society of Nova Scotia, de nous avoir accorder la permission d’adapter
pour l'Î.-P.-É. leur dépliant intitulé Sentencing.
ISBN : 1-894267-26-5
Janvier 2001
© 2000, Community Legal
Information Association of PEI, Inc.

|